- Tu n'as rien su de ma douleur et de mon sang, des coins de rue où je t'espère et je t'attends -

- Tu n'as rien su de ma douleur et de mon sang, des coins de rue où je t'espère et je t'attends -
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Je n'ai pas besoin de me donner bonne conscience. Je n'en ai pas. Je n'ai envie de rien. Je ne sais pas quoi faire. Je ne veux pas dormir. Je ne veux pas rester éveillée. Je n'ai pas faim. Je ne veux pas être seule. Je ne veux voir personne. J'ai l'impression d'être en sursis. Je suis juste complétement défoncée. Capable du meilleur. Comme du pire. J'ai appris à jouer avec vos nerfs. Avec vos sentiments. Ne vous attachez pas à moi. Je suis dangereuse. Je fais du mal. J'aime jouer, et je ne supporte pas l'échec. Je n'supporte plus que les autres prennent le dessus. Je veux contrôler. Je ne me soumet pas. A part ca, je n'pleure plus. Même si je souffre parfois. Souvent même. Je ne veux plus de ces larmes amères, de ces vraies larmes dont on oublie le sens à force de les verser pour des futilités. Je n'veux plus être ou paraître vulnérable. Je me fous de tout. Ou de la plupart des choses. Les "vrais" se font rares et les "je t'aime" n'ont jamais été aussi sincères. Je donnerai tout pour ceux que j'aime, mais j'ai peur du reste du monde. Je n'fais plus confiance, même si parfois je me surprend à croire en certains. Je suis intouchable parce que trop blasée par la vie. J'ai déjà trop encaissé, seule. Je suis faite de morceaux qui ne se joignent pas forcément. Je suis folle aussi. Si vous me voyez comme une fille facile, vous vous trompez. On se trompe facilement sur moi. Il faut dire que j'ai appris à faire semblant. En résumé dans ma vie rien n'est simple, rien n'est facile. Alors ne tentez pas de me comprendre ou de me dompter si je ne vous en laisse pas l'occasion. Vous n'y arriverez pas.

# Postato domenica 10 febbraio 2008 13:03

Modificato martedì 12 febbraio 2008 18:12